Lucarne spatiale

octobre 21, 2007





Originally uploaded by olivierterrier


J’aime l’or noyé!

octobre 21, 2007

Je suis tombé sur cette vidéo complètement disjonctée: il s’agit de l’hymne russe sous titrée en Français mais de façon “waneguène”..vous voyez ce que je veux dire?


Niaise et malsaine nostalgie

octobre 10, 2007

Niaise et malsaine nostalgie
Sors le nez de ton book jauni
Toi, tapie dans ta poussière
Ne sois pas si amère…
Je ne crois pas ce que tu dis
C’est ton futur que tu fuis

Plus tu regardes en arrière
Et plus ça me met les nerfs
Toi, tu te crois rajeunie
Tes ancêtres pour seuls amis
Prends donc tes affaires
Et retourne dans ta mère

Tu t’imagines un passé glorieux
Pour oublier ton quotidien piteux
Toi, tu te redores le blason
En te soûlant de vieilles chansons
Où tout le monde est heureux…

J’aime pas la nostalgie, sa dégaine m’irrite
Elle enterre nos souvenirs et sème des regrets…juste des regrets
Des « c’était mieux avant » à tout va, à renfort de petites larmes au coin des yeux


Bon…désolé ;)

octobre 8, 2007

Pas très bavard ces jours-çi mon paubre blog? Hein?

Ce n’est pourtant pas faute d’inspiration, L’actualité regorge en ce moment de petites perles cocasses et variées. Sans pour autant arriver au niveau de Jean Marcel question “prose-production”, je vais tâcher dans les jours qui viennent de rattraper mon petit retard. J’ai quelques vieilles histoires à sortir de mes placards…

Le tapageur


Autofiction d’un sale gosse

septembre 24, 2007

Il s’agit peut-être d’un des écrivains les plus sulfureux et controversés d’amérique. Du moins c’est l’image qu’il voudrait en donner. ..

Bret Easton Ellis est surtout connu pour American Psycho, l’histoire trash d’un serial Killer-Golden boy. Ce livre (qui alterne scènes mondaines, pornos, gores et même musicales avec un rythme effréné) a marqué les esprits par sa violence et sa froideur. On connait aussi Bret Easton Ellis pour la superbe description (peu glorieuse) de la jeunesse américaine dans Moins que zéro et Les lois de l’attraction, ses précédents romans. Trois premiers romans et trois adaptations cinématographiques qui ont donné à cet écrivain un véritable statut de star aux Etats-Unis.

Dans Lunar Park, paru en 2005, Bret Easton Ellis utilise un genre littéraire totalement innovant que certains appellent “autofiction”. La fiction est étroitement mêlée à la réalité autobiographique et deviens impossible à distinguer. Très étrange. Ellis y raconte sa nouvelle vie rangée et chic, avec femme et enfants. Tentant desespèrement de laisser derrière lui tous ses excès. Mais Ellis se retrouve confronté à son passé et aux personnages qu’il a crée (dont un serial-Killer…bizarre;). La fiction s’insinue dans l’histoire personnelle de l’auteur et révèle bien plus que son caractère provocateur et arrogant. Il s’agit sans doute du meilleur roman d’Ellis, halluciné, toujours déjanté et pas très tendre avec lui-même.

Après lecture de Lunar Park on constate (non sans énervement) que Bret Easton Ellis est bien plus qu’un sale gosse de la littérature américaine, avec la défonce et la provoc comme unique fond de commerce.

Les sales gosses sont aussi parfois de grands écrivains.

Lunar Park. Ed PocKet (2005)

PS: A propos de “sale gosse-grands écrivains” il faut à tout prix que je vous parle du plus grand – à mes yeux – l’Anglais Will Self.


Marcelle (I)

septembre 19, 2007

J’inaugure aujourd’hui une série de petits textes qui comportent une dose inhabituellement élevée en éléments nutritifs. Toutes mes excuses auprès des amateurs de produits allégés…

“Son esprit est monté au ciel droit comme une bugne!”

…Exclamation Lyonnaise.

Le porte-bouteilles solidement ancré sur son porte-bagages, Marcelle se rendait au bas des pentes, comme tous les matins. Les rues étaient encore vides à cette heure et seuls quelques cantonniers bruyants ponctuaient l’itinéraire de notre cycliste. Arrivée à destination, une fois le vélo posé et sa précieuse cargaison récupérée, Marcelle s’empressa d’ouvrir les grands volets en bois de son petit bouchon. Un peu comme on ouvre un rideau sur la scène.

Un petit local aux fenêtres un peu sales et des rideaux défraîchis. Pas d’enseigne, de menu ni de réclame. Bienvenue chez la mère Marcelle, bouchon Lyonnais typique coincé entre la boutique clinquante d’un coutelier et une vieille mercerie.

Marcelle entreprit d’essuyer les tables, chassant les miettes avec un torchon. Vestiges du repas précédent. Penchée, sur la pointe des pieds, elle laissait entrevoir une poitrine généreuse a peine masquée par son tablier. Ce point de vue ne laissa pas insensible le jeune garçon des cuisines qui arrivait des halles, les joues rouges et les bras remplis de victuailles. Pas de temps à perdre, il fallait maintenant se relever les manches et passer aux fourneaux…

A suivre…


La route, les fayots et l’Art

septembre 16, 2007

C’est l’histoire de Daniel, un « routier sympa ». Enfin je crois…Vous le savez, on se doit de dire d’un routier qu’il est sympa, on n’est jamais trop prudent. Un petit appel par cibie et vous voilà bloqué sur l’autoroute. Et ne gueulez pas. Un second appel et vous passerez un très mauvais moment dans la prochaine aire d’autoroute…

Revenons à Daniel, routier vraisemblablement très sympathique. Sous une pluie battante, notre forçat de la route transportait, sur l’autoroute du soleil, un joli petit chargement de pylônes en béton. Daniel était confortablement installé, à l’abri, dans le petit environnement chaleureux de sa cabine. Un immense drapeau des Etats-Unis cachait une couchette aux murs tapissés de jolis posters de nanas huilées et ensoleillées. Daniel avait un grand sens de l’esthétique. Les housses représentant des chiens huskies sur fond noir se coordonnaient parfaitement bien avec les pare-soleils Johnny Hallyday. La musique était tellement forte dans la cabine si bien que les pare-soleils semblaient prendre vie.

Pris d’une irrémédiable envie d’uriner, Daniel décida de s’arrêter sur la prochaine aire d’autoroute. Sa petite vessie lui ordonnait d’accélérer. En plus, il en profiterait pour manger. D’une main, il brancha un mini-réchaud sur l’allume-cigare, posa une petite casserole dessus. Parfaitement organisé, il passa le bras derrière son siège pour attraper une boîte de fayots. Après s’être battu avec « l’ouverture facile » il versa le contenu dans le réchaud. C’est à ce moment précis que Daniel releva les yeux sur la route, tournant son volant brutalement pour ne pas louper la sortie.

Ce ne doit pas être un bon souvenir pour Daniel. La cabine s’était retournée dans un grand crissement de pneus et le bruit désagréable du métal qui plie. Et puis le silence. Le sexagénaire des pare-soleils était devenu muet. Daniel s’extirpa de sa cabine pour constater les dégâts. Sous la pluie, toujours soutenue, Les cheveux et le torse recouverts de sauce et de fayots, il rejoignit en courant une foule de badauds attroupés non loin de sa cabine.

Le spectacle était impressionnant. Heureusement il n’y avait aucun blessé. Son chargement de pylônes s’était fait la belle. Certains des mâts en béton avaient traversé le vilain bunker grisâtre qui abritait les toilettes. D’autres s’étaient empilé comme un gigantesque jeu de mikado, écrasant la petite camionnette d’un peintre en bâtiments. Le résultat était monumental, coloré et original. C’était presque beau.

Et c’est ainsi que, grâce à un routier sympa et à une boîte de fayots récalcitrante, est né l’art autoroutier. De grands artistes aux cheveux en bataille, sur commande, parsemèrent les autoroutes de France d’œuvres monumentales et colorées.

J’espère que vous aurez une pensée émue pour Daniel, notre routier sympa, la prochaine fois que vous croiserez une de ces horreurs en bord de route…


Régime Spécial

septembre 11, 2007

“Indigestion totale et spectaculaire”.
Voilà le diagnostic de mon médecin. Après m’avoir examiné, palpé, observé, engueulé et encaissé. Je sens que je vais déjà mieux, je serre mon ordonnance. Voilà deux jours que j’étais horriblement ballonné, semant sur mon chemin d’épouvantables pets. Je n’avais pourtant rien mangé de spécial, ni bu quoi que ce soit dépassant les quarantres degrés. Mystère.
Les intestins en détresse c’est pas terrible quand on est garçon de café. La terrasse se vidait de jour en jour et mon patron, derrière sa caisse, commencait à me regarder de travers. Les commerces alentours avaient alerté la mairie pour se plaindre de reflux intenpestifs “provenant vraisemblablement” des égoûts. Question vie privée c’était bien pire, les odeurs de fosse septique ne sont guère propices aux vertiges de l’amour. Un vent, rien qu’une flatulence et votre vie perd tout son sens…

Voilà ce qui m’a amené chez ce médecin. Pas un médecin ordinaire. A force de fréquenter les salles d’attente (rendues désertes) des cabinets médicaux, on m’a fortement conseillé d’aller voir un spécialiste. Pas un gastro-entérologue, un spécialiste du stress.

“Vos remoûts gastriques sont dûs à un stress quotidien et la seule façon de guèrir est de trouver son origine”

Je suis aujourd’hui guéri, enfin presque. Ma vie a repris son cours. La terrasse de mon café est de nouveau remplie de touristes obèses. Mon patron me fait toujours la gueule, je ne suis toujours pas en odeur de sainteté (jeu de mot facile je l’accorde…). Je vis un grand amour avec une prof de yoga qui m’aide à contrôler mon angoisse.

On ne sort jamais sains et sauf de la guerre contre le stress. Il m’arrive d’avoir quelques pointes d’angoisse. Le soir devant la télé. Je me retrouve face à l’origine du mal. Mon ventre se crispe et je deviens tout blanc.

Alors j’éteins le poste, le journal télévisé qui relate les exploits quotidiens de mon cher président. J’ouvre la porte fenêtre de l’appartement et j’évacue discrètement ma tension dans l’air frais de la nuit.


Vin Rouge et côte de boeuf en guise de marque-page

septembre 8, 2007

Jim Harrison est un étrange personnage… Un vieil ours avec un sacré appêtit.

Sûrement un des plus grands écrivains américains mais aussi scénariste, journaliste sportif et automobile et… critique gastronomique. Et il a de l’estomac le bougre! Cassoulet, ragoût d’ours, risotto arrosé de vin rouge…. Canard, loup, boeuf, poisson, caviar, avec un goût prononcé pour la cuisine française et les plats épicés, rien ne l’arrête. Il est difficile de lire ces petites chroniques sans avoir un petit creux..et une petite soif!

Jim Harrison raconte sa vie gastronomique pendant ses escapades dans le monde, de hollywood à sa vie reculée au fin fond du Michigan. Ses délires gastronomiques, parfois excessifs, sont parsemés de réflexions sur la politique, le sexe ou la nature. Un livre plein d’humour, de cynisme et de bon cholestérol…

Ce matin, à l’aube, je suis sorti en short dans le froid piquant et les bourrasques chargées de neige en provenance du nord-ouest, puis j’ai pensé aux élections et à la soupe de canard sauvage dont j’allais sans aucun doute faire mon déjeuner.

Un livre en poche que je vous conseille, un vrai régal…

Jim Harrison, Aventures d’un gourmand vagabond “Le cuit et le cru”, poche 10/18

PS: je vous conseille aussi son autobiographie “En Marge”, qui existe aussi en poche. Très très bonne bio, qui vous réconcilie avec l’amérique profonde…


Un coup de vieux…

septembre 4, 2007

vieux

“Ah le vieux! on dirait Jean pierre Marielle!”

Voila à quoi je dois ressembler dans 25-30 ans, après m’être prêté au jeu d’un petit morphing proposé par l’université de St Andrew (Royaume uni). Il s’agit simplement d’uploader sa photo et en quelques clics on se retrouve face à un petit vieux qui vous donne de l’air… On peut aussi, dans la foulée voir à quoi on ressemblerait sous d’autres latitudes…mais bon ça c’est un peu limite je vous l’accorde, mais quand même assez marrant. Essayez avec une photo de vos proches; délire garanti!

Le lien:

http://morph.cs.st-andrews.ac.uk//Transformer/


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